Questions

Questions et réponses

Foire aux questions

  • Que sont les changements climatiques?

    Les changements climatiques désignent une modification à long terme des caractéristiques associées au temps, comme la température, les précipitations, la configuration des vents et d’autres indicateurs. Les changements climatiques peuvent comprendre les changements dans les conditions moyennes ainsi que dans la variabilité, y compris, par exemple, les changements dans les conditions extrêmes. Les changements climatiques peuvent être causés à la fois par des processus naturels, comme les variations du débit solaire ou de la quantité de poussière volcanique présente dans l’atmosphère, et par l’activité humaine. Ainsi, les humains peuvent modifier la composition de l’atmosphère par la production de gaz et d’autres substances à effet de serre en s’adonnant à certaines activités telles que le brûlage de combustibles fossiles (p. ex., le charbon et le pétrole). L’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est la principale source de préoccupations concernant les changements climatiques, aujourd’hui et pour l’avenir immédiat.

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  • Qu’est ce que la pollution atmosphérique?

    L’air est pollué de diverses substances et particules chimiques qui contaminent l’atmosphère autour de la Terre. Les problèmes concernant la qualité de l’air, comme le smog et les pluies acides, touchent principalement la couche inférieure de l’atmosphère, là où se situe l’air que nous respirons. La salubrité de l’air est compromise par la présence de polluants atmosphériques qui proviennent de diverses sources comme les industries et nos véhicules. La pollution de l’air peut avoir des effets graves directs et indirects sur notre santé, l’environnement et l’économie. Ces effets peuvent être ressentis dans l’entourage immédiat de la source de pollution, mais certains polluants se transforment parfois et sont transportés sur de grandes distances par le vent avant de retomber au sol, dans l’eau ou dans nos collectivités. Bon nombre de polluants atmosphériques jouent aussi un rôle dans le bilan radiatif de la Terre et contribuent donc aux changements climatiques.

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  • Que sont les gaz à effet de serre (GES)?

    Les gaz à effet de serre désignent les gaz atmosphériques qui ont la capacité d’absorber la chaleur dégagée par la Terre. Les gaz à effet de serre agissent comme une couverture qui empêche la chaleur de se dissiper dans l’espace, de la même façon que le verre d’une serre réchauffe l’air à l’intérieur de la serre. Cet effet de serre est un phénomène naturel qui engendre sur Terre des conditions plus chaudes qu’elles ne le seraient autrement et qui, comme nous le savons, rendent la vie possible. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont considérablement augmenté depuis l’époque préindustrielle, principalement du fait de la combustion des combustibles fossiles et de la perte permanente de forêts. La hausse des concentrations de gaz à effet de serre amplifie l’effet de serre naturel, réchauffe la planète et modifie la configuration des vents, les précipitations et les événements pluviohydrologiques.

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  • Qu’est ce que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)?

    Établi en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organisme scientifique interdisciplinaire chargé de fournir aux décideurs et à d’autres intervenants des sources d’information objectives sur les changements climatiques. Il a pour fonction d’évaluer les plus récents écrits scientifiques, techniques et socioéconomiques du monde entier, dans lesquels on explique les risques posés par les changements climatiques imputables à l’activité humaine, leurs répercussions observées et prévues et les options dont on dispose pour s’y adapter ou les atténuer.

    Le GIEC présente ses conclusions sous la forme de rapports d'évaluation (en anglais, documents disponibles en français à partir de cette page) qui sont publiés à intervalles réguliers, et qui sont examinés par les experts et les gouvernements du monde entier.

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  • Qu’est-ce que je peux faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre?

    Consultez le site Web suivant : Les dix meilleures façons de faire une différence.

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  • Que fait le gouvernement du Canada pour réduire les émissions de gaz à effet de serre?

    Le gouvernement du Canada réglemente les émissions de gaz à effet de serre au moyen d’une approche sectorielle. Suivez nos progrès.

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  • Que fait le gouvernement du Canada pour aider les Canadiens et les Canadiennes à s’adapter aux conséquences des changements climatiques, notamment dans le Nord?

    Apprenez comment le Gouvernement du Canada aide les canadiens et les canadiennes à s'adapter.

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  • Quelle est la différence entre les changements climatiques et le réchauffement planétaire?

    Les changements climatiques désignent des modifications des conditions climatiques à long terme, y compris la température, les précipitations, l’enneigement, les vents et d’autres indicateurs. Ces modifications peuvent varier d’une région à l’autre. Par exemple, les augmentations de température varieront d’une région à l’autre, et les précipitations peuvent augmenter dans certaines régions mais diminuer dans d’autres. Le réchauffement planétaire désigne explicitement une augmentation de la température moyenne de la surface de la planète. Il est un indicateur des changements climatiques. Il est faux de croire que le réchauffement planétaire sera uniforme car, en réalité, certaines régions du monde se réchaufferont davantage et d’autres moins que la moyenne mondiale. La variabilité naturelle, d’une année à l’autre et d’une décennie à l’autre, se superpose à ce changement à long terme.

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  • Qu’est-ce que l’effet de serre et comment influe-t-il sur le climat?

    L’effet de serre décrit le rôle que joue l’atmosphère en emprisonnant la chaleur de la Terre. L’atmosphère est largement transparente à la lumière du soleil; elle en laisse une bonne partie la traverser et cette lumière réchauffe la planète. Toutefois, les faibles concentrations de « gaz à effet de serre » présentes dans l’atmosphère absorbent une bonne partie de l’énergie thermique dégagée par la Terre elle-même et en renvoient la plus grande partie vers la surface, ce qui garde cette dernière beaucoup plus chaude que si ces gaz étaient absents. Ce processus est appelé « effet de serre » car il joue le même rôle que le verre dans une serre en créant des conditions plus chaudes qu’elles ne l’auraient été autrement.

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  • Quelle est la cause des changements climatiques?

    Les changements climatiques peuvent être causés à la fois par des phénomèmes et des processus naturels ou résulter d’activités humaines. Toutefois, depuis le début de la Révolution industrielle, les changements climatiques résultant d’activités humaines ont augmenté considérablement. Les principaux effets des activités humaines comprennent des variations dans les concentrations des gaz à effet de serre et la modification de l’utilisation des terres. Ces facteurs agissent sur la quantité d’énergie thermique qui se dissipe dans l’espace et réduisent aussi la quantité de lumière solaire réfléchie vers l’espace. L’effet global de ces activités depuis le début de la Révolution industrielle a été un effet de réchauffement. L’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère sera la principale source de préoccupations concernant les changements climatiques au cours du prochain siècle. Parmi les facteurs naturels clés qui peuvent avoir résulté en des changements climatiques à une échelle centennale, mentionnons les variations dans l’intensité de la lumière solaire atteignant la surface de la Terre et dans les concentrations de poussières volcaniques. Ces deux facteurs modifient la quantité de lumière solaire qui est absorbée par le système climatique de notre planète. L’influence des changements dans l’irradiation solaire et les éruptions volcaniques depuis le début de la Révolution industrielle a été très faible par rapport à l’influence des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Ces influences relatives devraient continuer à se manifester dans les prochains siècles également.

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  • Quelles activités humaines contribuent le plus à la présence de gaz à effet de serre dans l'atmosphère?

    La combustion de combustibles fossiles – principalement le charbon, le pétrole et le gaz naturel – représente actuellement de 70 à 90 p. 100 de toutes les émissions de dioxyde de carbone, un important gaz à effet de serre, imputables à l’activité humaine. Les combustibles fossiles servent au transport, à la fabrication, au chauffage, à la climatisation, à la production d’électricité et à d’autres applications. Les autres émissions de dioxyde de carbone proviennent de l’exploitation des terres : élevage, agriculture, déboisement et dégradation des forêts. Dans le cas des autres gaz à effet de serre, les principales sources englobent la production et le transport des combustibles fossiles, les activités agricoles, la gestion des déchets et les procédés industriels.

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  • Quelles sont les répercussions des changements climatiques sur le temps qu’il fait?

    Nombre des conséquences les plus coûteuses des changements climatiques--à la fois en vie humaines et en dommages à la propriété--seront causées par des épisodes météorologiques extrêmes plus longs et plus fréquents et les catastrophes naturelles qui leur sont associées, comme de fortes pluies, des inondations, des vagues de chaleur, des sécheresses et des feux incontrôlés. La prévision du risque que de tels épisodes se produiront plus souvent à l’avenir pose des défis et la réponse sera différente pour les différentes régions du monde, notamment le Canada, et dépendra du type d’épisode extrême en question. Cela dit, on s’attend, d’après un raisonnement physique, à ce qu’un changement dans les conditions moyennes menant à un climat plus chaud soit accompagné d’un changement dans les conditions de températures extrêmes; les périodes de chaleur extrême seront plus nombreuses alors que les périodes de froid extrême le seront moins. En outre, l’atmosphère réchauffée retiendra plus de vapeur d’eau, ce qui signifie que lorsqu’il mouillera ou neigera, une plus grande quantité de pluie ou de neige tombera. Les précipitations devraient donc être concentrées en des épisodes plus intenses séparées par des périodes de faibles précipitations. Un peu contre toute attente, alors, les épisodes de fortes précipitations plus fréquents à l’avenir devraient être séparés par de longues périodes de sécheresse.

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  • Quelles sont les répercussions des changements climatiques sur les ressources en eau?

    Au Canada, un climat plus chaud aura des conséquences sur la quantité d’eau à l’échelle du pays. Par exemple, dans le bassin des Grands Lacs, les modèles climatiques permettent de prédire une diminution du régime hydraulique annuel et des niveaux des lacs. Les Prairies, la principale région sèche du Canada, devraient connaître des conditions plus sèches à l’avenir : diminution des débits hydrauliques en été, baisse des niveaux des lacs, recul des glaciers et augmentation des déficits hydriques dans le sol et à la surface. Dans certaines régions, des pluies fortes et plus fréquentes pourraient causer des inondations localisées et surcharger les installations de traitement des eaux usées de volumes accrus d’eau de pluie et d’eaux usées. Dans l’ensemble du Canada, on craint que les ressources en eau seront soumises à une pression croissante et pourraient devenir rares en saison à la suite de changements régionaux dans l’approvisionnement en eau (résultant de changements dans les précipitations et dans la quantité d’eau stockée sous forme de neige et de glace), de l’augmentation de l’évapotranspiration résultant des températures plus chaudes et de la hausse de la demande attribuable à une gamme d’activités.

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  • Quels sont les effets des changements climatiques sur la santé humaine?

    Si l’on en croit les prévisions scientifiques, les changements climatiques risquent de nuire à la santé et au bien-être des Canadiens et des Canadiennes de plusieurs façons. Parmi les effets prévus, notons : l’accroissement du smog et des vagues de chaleur qui entraînera davantage de maladies et de décès liés à la température; la propagation au Canada des maladies infectieuses telles que la malaria‚ la dengue et la fièvre jaune puisque les insectes porteurs de ces maladies migreront vers le nord à mesure que le climat se réchauffera; la possible diminution de la qualité et de la quantité d’eau potable parce que les sources à certains endroits seront menacées par la sécheresse.

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  • Les changements climatiques peuvent-ils être stoppés?

    Le dioxyde de carbone est la principale cause des changements climatiques provoqués par l’homme. Il est persistant, ce qui signifie qu’il s’accumule dans l’atmosphère à mesure que les émissions d’origine humaine continuent. On ne pourra parvenir à enrayer les changements climatiques, c’est-à-dire à stabiliser la température moyenne de la planète, qu’en réduisant les émissions mondiales de dioxyde de carbone provenant du brûlage de combustibles fossiles et de processus industriels à des niveaux presque nuls. Des modèles climatiques ont montré que, pour limiter le réchauffement mondial à 2 oC, ce « zérotage » des émissions d’origine humaine doit être atteint vers le milieu du siècle. Ces résultats révèlent que le défi est de taille.

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Mesures internationales

  • Qu’est-ce que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)?

    La CCNUCC est un traité international qui jette les bases d'un cadre visant la coopération intergouvernementale pour s’attaquer aux défis posés par les changements climatiques. L'objectif ultime de la Convention est de stabiliser les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre à un niveau qui empêcherait l'intervention humaine dangereuse pour le système climatique.

    En vigueur depuis le 21 mars 1994, la Convention a été ratifiée par presque tous les pays du monde (191) et une organisation régionale (la Communauté économique européenne).

    En vertu de la Convention, les gouvernements sont tenus :

    • de rassembler et de s’échanger des renseignements sur les émissions de gaz à effet serre et sur les politiques et les pratiques exemplaires nationales;
    • de lancer des stratégies nationales pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et pour s’adapter aux répercussions prévues, y compris de fournir une aide financière et un soutien technologique aux pays en développement;
    • de collaborer à la mise au point de mesures d’adaptation des conséquences néfastes des changements climatiques.

    Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site Web de la CCNUCC

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  • Que signifie « CdP » et que fait-elle?

    La CdPcorrespond à la « Conférence des Parties ». La CdP est l’organe supérieur de la CCNUCC. Ses membres se réunissent une fois par an pour examiner les progrès accomplis dans l’application de la Convention et pour établir les règles qui assurent sa mise en œuvre.

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  • Qui participe aux négociations de la CCNUCC?

    Les réunions des Nations Unies portant sur les changements climatiques sont ouvertes à toutes les Parties de la CCNUCC, aux États observateurs, aux organismes et organes des Nations Unies ainsi qu'à tous les organismes non gouvernementaux formellement accueillis à titre d'observateur. Les représentants accrédités des médias peuvent également être présents.

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  • Quels jalons clés ont été atteints en vertu des négociations de la CCNUCC?

    À la 15e réunion de la Conférence des Parties (CdP 15) à Copenhague (Danemark) en décembre 2009, l'Accord de Copenhague a été conclu, représentant une entente entre dirigeants sur les problèmes clés en cours de négociation. Bien que l'Accord et ses dispositions n'aient pas été formellement adoptés au CdP 15, ils ont été soutenus par 141 des 195 Parties de la Convention, dont le Canada, représentant les pays industrialisés et en voie de développement produisant plus de 85 % des gaz à effet de serre à l'échelle mondiale.   

    À la 16e réunion de la Conférence des Parties (CdP 16) à Cancún (Mexique) en décembre 2010, les Parties ont adopté les Accords de Cancún, officialisant du coup les engagements de la CCNUCC mis de l'avant dans l'Accord de Copenhague, sanctionnant ainsi l'Accord en tant que cadre de travail pour une nouvelle entente sur les changements climatiques après 2012. De plus, les Accords de Cancún détaillent un certain nombre d'éléments clés des engagements pris en vertu de l'Accord et ils ont fourni une voie de négociation en 2011 et après pour en arriver à une nouvelle entente internationale unique sur les changements climatiques.

    La 17e réunion de la Conférence des Parties (CdP 17) sur la CCNUCC tenue à Durban en Afrique du Sud a permis d'établir la plateforme de Durban pour une action accrue. S'appuyant sur les récents accords de la CdP, la plateforme de Durban lance un processus visant à en venir à une nouvelle entente unique et complète sur les changements climatiques d'ici 2015 qui comprendrait des engagements contraignants pour tous les producteurs majeurs. Les Parties ont également pris un certain nombre de décisions importantes qui établissent et définissent les initiatives amorcées par les Accords de Cancún. Cela comprend le Fonds vert pour le climat, le comité d'adaptation, le Mécanisme de technologie qui comprend un réseau et un centre de technologie climatique, des règlements renforcés sur la transparence et la responsabilité, dont des rapports bisannuels sur les émissions de gaz à effet de serre par les pays industrialisés et en voie de développement ainsi qu'un nouveau processus de vérification des efforts d'atténuation des pays et un registre Web facilitant le jumelage du soutien aux actions d'atténuation des pays émergents.

    À la 18e réunion de la Conférence des Parties (CdP 18) à Doha au Qatar, du novembre au décembre 2012, les Parties ont adopté la passerelle de Doha sur le climat qui établit une feuille de route concertée pour les négociations d’un nouvel accord mondial sur la lutte contre les changements climatiques qui rehaussera l’ambition des grands émetteurs. Les pays ont également convenu d’une procédure visant à mobiliser un financement accru pour les pays en développement.

    La prochaine Conférence des Parties (CdP 19) aura lieu à Varsovie au Pologne, du 11 au 22 novembre 2013.

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  • Quel est le rôle du Canada dans les négociations de la CCNUCC?

    Depuis l'entrée en vigueur de la CCNUCC en 1994, le Canada a participé à chacune des réunions pour discuter des moyens de surmonter les défis mondiaux que représentent les changements climatiques, et pour faire le point sur les progrès nationaux et internationaux relativement à la réduction des gaz à effet de serre.

    Notamment, les représentants du gouvernement représentent les intérêts du Canada et contribuent de leur expertise à divers problèmes liés aux changements climatiques, visant à établir un régime de changements climatiques mondiaux équitable et efficace.

    En vertu de la Convention, le Canada doit :

    • fournir des données annuelles sur les émissions de gaz à effet de serre;
    • soumettre périodiquement des communications nationales signalant les progrès accomplis dans la réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre;
    • édicter des politiques et des mesures visant à réduire des gaz à effet de serre;
    • fournir de l'aide financière et un soutien technologique aux Parties des pays en voie de développement afin de les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre;
    • effectuer des observations systématiques des changements climatiques et de la recherche sur les changements climatiques et ses répercussions.

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